Collection d'Art Roman
Notre sélection d’œuvres d’art roman et de sculptures médiévales. La collection réunit des Vierges en majesté, des figures du Christ et des apôtres, ainsi que des éléments architecturaux emblématiques de la sculpture romane : chapiteaux historiés, modillons sculptés, reliefs et frises décoratives. Réalisées en pierre, en marbre ou en bois, ces œuvres témoignent de la richesse iconographique, du symbolisme religieux et de la maîtrise technique des sculpteurs du Moyen Âge.
Cette rare cuve baptismale romane, sculptée dans un marbre blanc des Pyrénées, probablement issu des carrières de Céret, constitue un remarquable témoignage du mobilier liturgique du Roussillon à la fin du XIIe siècle. Son plan quadrilobé s’inscrit dans un volume extérieur sensiblement quadrangulaire, tandis qu’un astragale souligne sa base circulaire et accompagne l’évasement des parois. Les comparaisons les plus proches se trouvent parmi les chapiteaux du portail sud de Notre-Dame de Brouilla, mais également au cloître de la cathédrale d’Elne et à l’abbaye de Saint-Martin-du-Canigou...
Panneau de frise sculpté en calcaire présentant un groupe de deux animaux fantastiques affrontés, identifiés ici comme un griffon et un aspic, dans une composition pouvant évoquer une psychomachie, id est un combat symbolique entre le Bien et le Mal. D’une composition dense et nerveuse, ce bestiaire fantastique est caractéristique de l’apogée de l’art roman. Le registre supérieur est occupé par un groupe de deux animaux fantastiques affrontés, traités en haut-relief sur fond évidé : un aspic à dextre et un griffon à senestre. L’ensemble conduit à proposer, avec une forte probabilité, une origine en Bourgogne méridionale, au deuxième quart du 12e siècle dans la mouvance des ateliers du cercle clunisien...
Chapiteau d’applique sculpté sur trois faces en marbre, décoré de deux bustes monstrueux de sirène ailée à queue serpentine ; art roman de la vallée du Rhône, probablement entre Velay et Rhône, deuxième moitié du XIIᵉ siècle. La face principale présente un mascaron zoomorphe (museau court, oreilles dressées) entre deux sirènes ailées dont les corps serpentins s’épanouissent sur les autres faces. Entre le mascaron et l’astragale surgissent des feuilles d’acanthes stylisées. Les visages des sirènes s’inscrivent dans les angles du chapiteau renforçant la lecture tridimensionnelle de la pièce. Les visages au cou cylindrique sont ceints d’un bandeau perlé travaillés au trépan. Nous ne sommes pas en présence de la sirène-oiseau classique, ni devant la sirène-poisson pure ; le corps ailé et écailleux, pourvu d’une nageoire caudale évoque une créature aérienne, chtonienne et marine, évoquant les trois univers, ciel, terre et mer. ..
Chapiteau roman historié en pierre calcaire dolomitique, sculpté en haut relief sur trois faces figurées, la quatrième présentant un décor végétal. La face principale montre le roi Hérode, assis en majesté, la tête barbue aux cheveux mi-longs ceinte d’un diadème. Les pommettes sont bien marquées comme sur le Massacre des Innocents du portail de la cathédrale Saint-Trophime en Arles. Le corps, enveloppé dans un ample vêtement dont les plis incisés dessinent des rythmes en V caractéristiques, affirme la frontalité de la figure. À côté du roi, dans l’angle du chapiteau se tient un soldat debout, de moindre taille, portant une cotte de mailles similaire aux cottes de mailles du chapiteau du cloître de Saint-Trophime en Arles représentant également le Massacre des Innocents. Les faces latérales développent le thème du Massacre des Innocents dans une narration continue. Sur l’une, un soldat en cotte de mailles brandit son épée au-dessus des corps de ces jeunes victimes, dont la petite taille et la nudité accentuent la brutalité de l’action. Sur l’autre, les mères se pressent sur deux registres et expriment la panique et la désolation. ..
Importante statue de saint-Pierre en très fort relief. Cette sculpture exceptionnelle en pierre calcaire oolithique montre des traces de polychromie. Le saint repose les pieds nus sur une large base avec une inscription «S SIM…» pour saint Simon-Pierre. Dos plat.
L'apôtre, la barbe bouclée et les cheveux stylisés en larges mèches, est représenté debout drapé dans un manteau aux plis verticaux et tient ses attributs classiques, le Livre et la clef.
La barbe stylisée, les yeux écarquillés, les plis et les motifs des vêtements nous orientent vers une production de la fin du XIIème siècle avec encore de nettes influences romanes. Cette oeuvre provient sans doute d'un collège apostolique...
Rare Vierge romane en majesté en pierre calcaire sculptée en très haut-relief. La Vierge tient l’Enfant entre ses deux genoux dans une parfaite frontalité, une caractéristique des premières vierges romanes dites Sedes Sapientiae. Marie est ceinte d'une couronne ornée de cabochons rectangulaires et losangés, son visage en ovale allongé avec pommettes et globes oculaires saillants. Le trône, de belle qualité d’exécution, présente des accotoirs pleins à deux arcatures reposant sur des colonnettes romanes cylindriques baguées à base moulurée. Le Christ est représenté avec des traits âgés rappelant l’antériorité du Christ sur la Vierge. Il adopte la même attitude que Marie, une bandoulière en diagonale sur sa poitrine. Si des parallèles existent avec les vierges romanes auvergnates, le style plus raffiné des personnages et du trône, l'analyse géologique du calcaire nous amènent à placer cette sculpture en Bourgogne, Champagne ou Lorraine, dans la seconde moitié du XIIe siècle...
Cette œuvre s’inscrit dans la tradition romane des Vierges en Majesté (Sedes Sapientiae), typique des zones de montagne pyrénéennes. La Vierge est représentée assise sur un banc-trône aux montants latéraux moulurés et présente le Christ debout sur son genou gauche. Marie observe une position frontale, hiératique, caractéristique des vierges romanes. Cette hiératicité est renforcée par l’ovalité du visage de la Vierge aux yeux en amande légèrement globuleux. La tête voilée était ceinte d’une couronne aujourd’hui manquante. Le traitement du corps annonce toutefois les influences gothiques : la poitrine et les hanches sont légèrement marquées. Le traitement des drapés est caractéristique du style roman tardif. Sous la ceinture de la Vierge et son pendant, on observe des plis en "V" suivis de plis verticaux simples. Le traitement de la chevelure du Christ, et son léger dorelot permettent d’ancrer la réalisation de l’œuvre dans une phase d’évolution stylistique propre au roman tardif, vraisemblablement dans la première moitié du XIIIe siècle...
Chapiteau de colonnette en grès rose caractéristique du bassin du Main. Sculpté toutes faces, il provient probablement d’un cloître ou d’une arcature. La corbeille, de forme tronconique inversée, s’évase pour rejoindre un tailloir parallélépipédique intégré. Le décor est entièrement régi par une composition en entrelacs rubanés d’une grande rigueur géométrique. Ce chapiteau se distingue par l’utilisation de rubans tripartis, où chaque bande est divisée par deux incisions longitudinales créant trois cordons parallèles. Dans les angles inférieurs de la corbeille, les rubans sont réunis par des ligatures transversales. Cette grammaire ornementale, typique de l’art d’Empire sous les Hohenstaufen, nous ramène vers les ateliers de Würzburg dans la seconde moitié du XIIe siècle, vers 1150-1170...
Masque masculin, élément de corniche d'une église romane. Le visage en amande, s'affine de manière marquée vers un menton étroit et proéminent. Cette structure en triangle inversé est typique de certaines écoles régionales, en Artois ou dans la vallée de l’Oise. Les yeux sont l’élément le plus frappant : de forme amygdaloïde et légèrement globuleux, ils sont délimités par des paupières aux arêtes nettes et creusées. L'absence de pupille creusée suggère une volonté de hiératisme. La chevelure est traitée de manière graphique et géométrique : des incisions verticales parallèles figurent une frange droite, tandis que sur les côtés, le mouvement des cheveux suit le contour du crâne, séparé du visage par un léger bourrelet évoquant un bandeau. Ces caractéristiques permettent de rapprocher ce masque des productions de la vallée de l’Oise vers le milieu du 12e siècle...
Important et rare Christ roman en bois de noyer polychrome. Ce grand Christ en croix provenant d'un village de Bourgogne est inédit et est une pièce significative du corpus de la sculpture romane de Bourgogne car son origine géographique est connue. La tête au beau visage hiératique, ceinte d'une couronne avec traces de dorures est en position frontale. La poitrine est faiblement marquée, au dessus d'un périzonium dévoilant les genoux. Les jambes sont parallèles et reposent sur le suppedaneum. Le village d'origine de notre sculpture s'inscrit dans un rayon de moins de 20km des vierges de Nolay, Anzy-le-Duc et Lantenay avec de fortes similitudes plastiques avec ces 3 oeuvres, nous amenant à dater ce Christ de la fin du XIIe siècle...
Importante tête de Christ en grès gris provenant probablement d'une statue d'applique ornant un édifice roman. L'iconographie s’inscrit dans la tradition du Christ majestueux et hiératique. Le visage est traité de manière stylisée, avec des traits schématiques et une symétrie rigoureuse. Les yeux en amande, profondément incisés, créent une expression pénétrante et intemporelle, tandis que les arcades sourcilières sont à peine suggérées, conférant à l’ensemble une frontalité marquée. La bouche, finement dessinée, est encadrée par une moustache et une barbe travaillée en mèches parallèles et légèrement ondulées. La chevelure est structurée en longues mèches ondulées qui tombent symétriquement de part et d’autre du visage, une disposition récurrente dans l’iconographie du Christ Pantocrator ou du Christ en majesté des tympans romans. Le style robuste de cette sculpture la place vers la fin du 12e siècle, postérieure aux oeuvres des Maîtres d'Eschau et d'Andlau, dans le style des sculptures du choeur oriental de la cathédrale de Worms, au troisième quart du XIIe siècle, représenté également à Alspach, Rosheim ou Marmoutier...
Rare et importante sculpture romane en marbre aux veines roses et jaunes représentant une tête féminine en ronde-bosse partielle. Le visage de forme ovale présente un travail au trépan aux yeux et aux commissures des lèvres. Les yeux, dont les cavités sont incrustées de plomb, confèrent à la sculpture une intensité particulière, renforçant l'expression sobre et hiératique du visage. Les cheveux, peignés en mèches raides tombent de manière asymétrique sur le front. Ces caractéristiques formelles, associées à la matière utilisée, un marbre des Pyrénées extrait probablement des carrières de Bouleternère, confirment l'origine prestigieuse de cette oeuvre, qui provient sans aucun doute de la tribune-jubé de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa ou de celle du prieuré de Serrabona en Occitanie...
Pendant en argent doré et ajouré présentant un visage stylisé surmontant un entrelacs tréflé à six boucles. L’entrelacs présente un décor rubané à double contour et symétrie bilatérale, emblématique du vocabulaire Borre–Jelling de la fin du IXe ou du début du Xe siècle. Le masque naît de l’entrelacs et présente tête ronde aux yeux en pastilles avec arcade continue. La bouche est réduite, surmontée d’une moustache en croissant. Ses traits et son implantation confirment une datation Xe siècle, avec des parallèles en Scandinavie et dans l’est de l’Angleterre...
Grande vierge en majesté de l'époque romane en bois polychrome. Cette Vierge à l'enfant inédite s'inscrit dans le corpus des Vierges romanes de Bourgogne. Marie est assise sur un trône et porte l'Enfant couronné sur ses genoux, en position décentré. La Vierge est vêtue d'un long manteau aux plis droits, la tête voilée sous une basse couronne. Cette belle sculpture a conservé sa polychromie d'origine et présente des caractéristiques se retrouvant sur les exemplaires connus en Bourgogne, et plus particulièrement en Côte d'Or. L'exécution des visages, les mains aux doigts très allongés, évoquent la Vierge de Viévy conservée au musée d'art sacré de Dijon et datée de la fin du XIème siècle. Cependant notre sculpture présente des éléments différenciateurs la plaçant plus tard dans le 12ème siècle, par les détails vestimentaires et la position décentrée du Christ...
Chapiteau en pierre calcaire sculptée sur toutes les faces. La corbeille est sculptée en fort relief et montre des monstres, des lions, des oiseaux et une chauve-souris. L'abaque est sculptée d'un décor de rinceaux et de feuillages, connus en Languedoc et Occitanie à l'époque romane. Les collections du Cleveland Museum of Art conservent un chapiteau un peu plus tardif (Inv. 1916.1983) avec une abaque présentant un décor très similaire, tout comme les abaques des chapiteaux roman (Inv.83 12 3 & Inv.59 7 3) conservés au musée des Augustins à Toulouse et daté du XIIe siècle. Par ailleurs, le décor de la corbeille évoque un chapiteau très proche dans le déambulatoire du cloître de Moissac, nous permettant de placer cette sculpture en Occitanie dans la deuxième moitié du XIIe siècle...
Importante statue romane d'applique représentant un apôtre en très haut relief, les pieds nus et la tête nimbée. Légèrement tourné vers la droite, il tient le Livre ouvert dans une posture solennelle. Sculptée en calcaire de l’Oise, pierre privilégiée des grands chantiers gothiques de l’Île-de-France (Saint-Denis, Paris), cette œuvre se distingue par une influence méridionale inhabituelle dans la région. Certains détails, notamment la moustache atypique et la dynamique du drapé, rappellent les sculptures de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et du monastère de Saint Pélage de Antealtares témoignant des échanges artistiques liés au pèlerinage vers le célèbre sanctuaire Galicien...
Chapiteau de pilastre en calcaire sculpté sur trois faces. Ce chapiteau présente deux registres. Le registre supérieur, évasé, est sculpté de fleurs de lys, de rosettes dans un décor de bandes géométriques poinçonnées et ornées de pointes de diamants. Le registre inférieur est orné de palmettes en gerbe. L'association des fleurs de lys et cette typologie de palmettes permet de rapprocher de chapiteau des productions parisiennes. Au XIIe siècle à Saint-Denis, l'abbé Suger a le premier développé ces deux motifs, qui se sont alors répandus en Ile-de-France. ..
Ce chapiteau d'angle roman en calcaire, d'une grande élégance, se distingue par un décor végétal sculpté caractéristique du style roman parisien de la première moitié du XIIe siècle. Il présente une corbeille ornée de rinceaux, palmettes et tores entrelacés, éléments classiques de l'ornementation romane de cette période. Ce chapiteau présente des similitudes frappantes avec ceux de l'abside de l'église du prieuré de Saint-Martin-des-Champs à Paris, datés des années 1130-1135. Le déambulatoire de cette église, témoin important de la sculpture romane d'Île-de-France, comporte également des chapiteaux d'angle aux motifs végétaux comparables, tant dans la densité du décor que dans l'utilisation du fort relief et des formes entrelacées...
Chapiteau roman auvergnat sculpté sur trois faces et représentant les trois rois mages. Les faces sculptées représent trois rois couronnés sur un décor de feuilles d'acanthe stylisées. Ce chapiteau roman d'applique trouve des analogies dans l'art roman auvergnat de la fin du XIIème siècle et du début du XIIIème siècle. Le matériau utilisé, la naiveté des visages et le traitement des yeux rapprochent cette sculpture de certains chapiteaux du cloître de l'abbaye bénidictine de Saint-André de Lavaudieu, unique cloître roman d'Auvergne sauvegardé et daté du XIIème siècle...
Modillon en pierre calcaire sculptée en fort relief représentant une tête d'homme. Les traits et la chevelure sont stylisés avec des mèches prenant naissance entre les sourcils, arcades sourcilières en arc de cercle, pupilles creusées, longues moustaches qui encadrent la bouche ouverte, les dents apparentes, barbiche en mèches ondulées. Belle illustration du premier art roman...
Exceptionnelle stèle viking provenant de Normandie (Hattenville). Cette sculpture au style scandinave présente une crosse au bec d'oiseau (ou tête de serpent), très stylisée. Du fait de l'érosion, la lecture est difficile mais on distingue dans le corps de la crosse un personnage aux poings reposants sur le torse. Au dessous, une tête cornue, vraisemblablement un homme casqué. Cette sculpture indéniablement viking ne trouve pas de comparaison en France et serait ainsi la première stèle viking ou runique connue sur le territoire français...
Chapiteau en marbre de l'antiquité tardive très probablement wisigoth. Chapiteau à feuilles d'acanthes stylisées présentant un décor cordé sur l'abaque. Absence d'astragale commune à cette époque. La base a été creusée à une époque indéterminée, peut-être pour accueillir une colonne. Ce chapiteau s'inscrit dans le corpus des chapiteaux de l'antiquité tardive avec des rémanences romaines mais déjà des influences barbares. La typologie de ce chapiteau nous amène à le placer au Vème siècle. Notre chapiteau aurait été découvert anciennement dans la ville de Nîmes, ce qui nous place dans le royaume Wisigoth de Toulouse. Le matériau utilisé, un marbre blanc des Pyrénées, est typique des productions d'Occitanie au très haut moyen-âge...
Stèle funéraire en calcaire fossilifère représentant une femme aux longues nattes retenant un pan de sa robe et tenant un objet de l'autre main, probablement une couronne. Les pieds chaussés de chaussures pointues reposent sur un coussin. La scène présentée évoque sans doute une femme de haut rang reposant dans un sarcophage. Cette sculpture s'inscrit dans la continuité des stèles funéraires gallo-romaines de l'antiquité tardive, mais se distingue par les détails vestimentaires (robe) et la mise en scène générale ce qui nous conduit à la placer au 5ème siècle, au très haut moyen-âge...
Importante statue romane de Sainte Lucie de Syracuse datée du 12ème siècle. La sainte est représentée voilée et diadémée, elle porte une longue robe, avec une attache importante. Les sculptures de pierre de cette période et cette dimension sont rares. La provenance, de par la pierre utilisée, et le style de l'œuvre nous oriente vers la région de Castille et Léon et tout particulièrement vers La Bureba. Cette statue romane est sans doute un élément d'archivolte ou de d'ébrasement d'un portail d'église romane...
Masque imberbe et stylisé avec les yeux en amande et pupilles creusées. Pièce issue de la collection du docteur Stephen Chauvet (1885-1950) et provenant vraisemblablement des environs de Monpazier (Dordogne) ou il avait une résidence et collecta des oeuvres de cette période pendant la seconde guerre mondiale...
Importante Vierge à l'enfant en bois sculpté, dos creusé. Assise sur un banc trône, le buste droit, Marie porte le Christ assis sur son genou gauche. La Vierge présente un visage aux traits stylisés avec les arcades sourcilières en demi-cercle, des yeux en amandes avec les globes oculaires saillants. Marie est vêtue d'une robe ceinturée à la simple encolure et d'un manteau dont un pan revient sur le devant. Infimes traces de polychromie...
Petit chapiteau de marbre d'époque carolingienne orné toutes faces. Ce chapiteau pré-roman est orné de masques avec un décor de feuilles d'acanthe sur la corbeille.
Travail au trépan caractéristique de la période...
Cette frise de marbre préromane est probablement un élément d'autel ou un abaque de chapiteau. Il présente deux oiseaux affrontés picorant des grappes de raisins. Ce thème, comme celui qui présente deux oiseaux buvant dans le calice est typique des sculptures paléochrétienne et byzantines. La morphologie et le style des oiseaux rattachent cette sculpture aux premières représentations longobardes, avant leur expansion vers le sud de l'Italie...
Rare et belle vierge romane en majesté du 12ème siècle. Notre majesté peut facilement être identifiée comme une vierge romane des Pyrénées, de Cerdagne, région de Catalogne partagée entre France et Espagne. La Vierge porte l'enfant sur son genou gauche, le Christ tenant le globe dans sa main gauche. Le bras droit disparu devait donner la bénédiction. Des restes de polychromie montrent que la Vierge portait un pectoral doré. Le dos est plein, légèrement creusé sur le banc-trône. La robe de la Vierge, aux plis bien verticaux nous conforte dans notre datation, tout comme les visages de la Vierge et du Christ, qui rapprochent notre majesté de la Vierge noire de Belloc conservée en l'église Saint-Jean de Dorres et datée du 12ème siècle. ..
Rare et précoce imposte romane ou chapiteau d'applique d'une demi-colonne romane. Il précède les sculptures exceptionnelles de l'église Saint-Pierre d'Aulnay-en-Saintonge, et plus particulièrement les sculptures ornant les chapiteaux de cette église avec une analogie frappante avec le grand masque du chapiteau de la nef côté sud. Notre sculpture, provenant vraisemblablement de l'église qui précéda la nouvelle construction du XIIème siècle, en est le prototype...
Important modillon figurant une reine à la couronne fleurdelisée. Les traits rappellent les sculptures romanes du Poitou. Sans doute une figuration d'Aliénor d'Aquitaine, reine de France et épouse de Louis VII. Les modillons figurant Aliénor d'Aquitaine sont connus en Poitou...
La sculpture romane est principalement architecturale et les œuvres, à l’exception notamment des Vierges en majesté en bois, proviennent majoritairement d’édifices religieux. La sculpture romane décore les chapiteaux, les modillons, les colonnes et les piliers, mais aussi les porches, les tympans et les voussures. Ces œuvres et fragments, souvent stylisés, sont devenus relativement rares sur le marché. La galerie Ekinium recherche avec passion ces sculptures romanes à l’esthétique si particulière.
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